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Carnets de SeL

50 contes chinois


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Voici 50 contes chinois adressés à Helen, inconnus en France, aux thèmes variés, chacun d'entre eux nous adressant une leçon d'humanité... ou de réalité sociale.  

Merveilleux, ces contes font intervenir tout le folklore auxquels nous ont habitué les contes occidentaux. Seulement, serpents et dragons y sont bienveillants, et la réincarnation omniprésente. Par ailleurs, ces contes fustigent le despotisme des rois, des juges et des gens riches, et les en punissent. De même, ils n'hésitent pas à conclure par quelque vérité plus prosaïque, plus parlante au quotidien. A découvrir, pour petits et grands.

PIMPANEAU, Jacques.- Contes chinois racontés à Helen. - Picquier, 2007. - 278 p.. - ISBN 978-2-87730-983-7 : 18,50 €.

Jacques PIMPANEAU
Né en 1937.
Sinologue, professeur à l’école des Langues Orientales de 1965 à 1999.
Il crée le musée Kwok On (Arts et traditions populaires d’Asie) à Paris en 1971 où il organise de nombreuses expositions. La collection Kwok On est donnée en 1999 à la Fondation Oriente à Lisbonne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et traductions sur la littérature classique chinoise.
 

publié dans : Littérature chinoise
Lundi 17 décembre 2007
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La joueuse de go / Shan Sa

écrit directement en français
Prix Goncourt lycéens 2001

Tout les sépare. Elle habite la Manchourie sous l’occupation japonaise des années 30. Elle a 16 ans. Elle excelle dans le jeu de go auquel elle se livre depuis l’âge de 4 ans avec son cousin. Lui descend d’une famille de samouraï japonais. Il quitte mère, frère et sœur à Tokyo, prêt à se donner la mort au combat en Mandchourie plutôt que d’être lâche. Ils se retrouvent tous deux autour du jeu de go, sur la place des Mille Vents d’une petite ville, chacun ignorant tout de l’identité de l’autre. Elle va de son côté, en quelques jours, connaître l’amour, la sexualité, la trahison, la honte de la maternité. Lui va oublier geishas et prostituées pour s’attacher à cette chinoise dont il ignore tout. Ils vont se séparer pour Pékin. Le destin va les réunir tragiquement sans qu’ils se soient connus.

Un rythme binaire construit par des chapitres souvent très courts, alternant le «je» des deux protagonistes. Des phrases brèves et ciselées. Le rôle social des jeunes chinoises déchirées entre une soumission à leur futur époux et un début d’émancipation de la femme. La fuite. Un accès à la sexualité, à l’amour d’une jeune héroïne. Un homme qui ne vivait que pour le sens du devoir, de la patrie et le code de l’honneur ; un homme qu’un mariage avec une femme ne peut qu’entraver et que la compagnie de geishas entretenues soulage ; un japonais qui tombe peu à peu amoureux de son ennemie, une chinoise inconnue… Vraiment superbe !  

Critique de décembre 2001

SA, SHAN. – La Joueuse de go. – Paris : Grasset, 2001. – 342 p..

publié dans : Littérature chinoise
Samedi 31 décembre 2005
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Tête-bêche / Ychang LIU (1972)


Hong Kong, dans les années 60. Le prix de l'immobilier flambe, tandis que la population augmente. La vie est difficile et la délinquance omniprésente.
A Xing a la vie devant elle. Elle rêvasse à un destin fantasmé, préférant à une réalité prosaïque symbolisée par sa mère, la suppliant d'aller travailler à l'usine, ses hallucinations : jolie comme elle est, elle deviendra une star, du cinéma ou de la chanson, épousera un homme beau comme un acteur de cinéma, et se fera refaire les seins et débrider les yeux...
Divorcé, ayant perdu sa mère, et de vue son fils, Chunyu Bai, lui, est tout entier empli de nostalgie : sa vie se trouve derrière lui, avec sa kyrielle de remords et des regrets.
Tous deux arpentent le même quartier, assistent aux mêmes accidents, entendent les mêmes rumeurs. Une fois, seulement, leurs regards se croisent, le temps d'une séance de cinéma, assis côte à côte, se jugeant, se méprenant sur leurs pensées.

Rien ou presque dans l'intrigue n'a un quelconque rapport avec le film In the mood for love. Et pourtant. C'est ce roman qui inspira Wong Kar-Wai. On y retrouve le thème de la pénurie des logements, une écriture quasi-cinématographique, visuelle, simple, laissant une large place aux références musicales de cette période. Mais surtout, ce roman met en exergue avec subtilité l'incommunicabilité entre les êtres, leur solitude infinie, que ce soit avec un ami (la querelle sur le catch), leur propre mère respective, ou entre eux. Le roman, en lui-même, n'est qu'une non-histoire, de façon bien plus forte que le film, où la relation n'est ni commencée ni consommée, puisqu'il n'y a aucun échange entre les personnages, murés  dans leurs  pensées. A leur seul point d'intersection, au cinéma, leurs pensées encore diffèrent. Plus que tout, c'est ce procédé "Tête-bêche", si original, qui m'a convaincue.

LIU, Yichang. - Tête-bêche. - Picquier, 2003. - 181 p.. - ISBN : 2-87730-651-8 : 18,50 euros.

publié dans : Littérature chinoise
Vendredi 23 décembre 2005
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** Balzac et la petite tailleuse chinoise / Dai SIJIE
Ecrit en français
Prix Relay du Roman d’évasion 2000



Dans les années 1970, dans la Chine maoïste, les fils d’intellectuels et d’artistes sont séparés de leur famille pour être rééduqués par les paysans, sans grand espoir de retour. Le narrateur et son ami Luo, envoyés dans une montagne isolée, découvrent cachée chez Binoclard, un autre jeune, une valise pleine de livres interdits : Balzac, Flaubert, Rousseau, Hugo, Dostoïevski, Kipling. Cette lecture va leur ouvrir les yeux au monde et à l’amour en la personne d’une petite tailleuse, qu’ils vont initier à Balzac...
La force de ce superbe roman d’apprentissage réside dans sa peinture de l’alchimie littéraire opérant chez les trois adolescents, découvrant l’amour et l’art de conter pour les uns, pour seul horizon, et la volonté de se forger son propre destin pour la jeune tailleuse.

SIJIE, Dai. – Balzac et la petite tailleuse chinoise. – Paris : Gallimard, 2001. – 228 p. : couv. ill. en coul. ; 18*11 cm.. – (Folio ; 3565). - ISBN 2-07-041680-1 : 4,50 euros.

publié dans : Littérature chinoise
Jeudi 15 décembre 2005
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* Le Complexe de Di / Dai SIJIE
écrit en français
Prix Femina 2003


Après Balzac et la petite tailleuse chinoise, Freud et le petit psychiatre vierge ? C’est en quelques mots le résumé de cette seconde histoire pleine d’humour et de poésie. En effet, maniant habilement références littéraires et freudiennes, Dai Sijie nous fait suivre cette fois les tribulations d’un chinois encore plein de rêves qui se dit leur interprète. De retour de France où il a étudié la psychanalyse, Muo rentre en Chine avec la ferme intention de délivrer Volcan de la Vieille Lune, dont il est amoureux depuis le lycée, et pour laquelle il réserve sa pureté. C’est l’impitoyable et immoral juge Di qu’il s’agit de soudoyer pour cela. Or, cette fois, ce dernier ne désire pas de dessous de table mais une vierge. Pour la trouver, Mao va enfourcher son vélo pour partir en campagne, sa bannière de déchiffreur de rêves flottant au-dessus de lui…

SIJIE, Dai. – Le complexe de Di. – Paris : Gallimard, 2003. – 349 p. ; 21 cm.. – ISBN : 2-07-076758-2 : 20 €.
Sorti en livre de poche.

publié dans : Littérature chinoise
Mercredi 14 décembre 2005
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