Littérature anglosaxonne

Titre original : Pride and prejudice

"C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses voisins qu'ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles." (incipit) 

C'est le point de vue de Mrs Bennet, mère de cinq filles à marier, lorsque Mr Bingley, jeune homme fortuné, devient locataire de Netherfield Park, dans ce petit village de Longbourn. Aussitôt, à la faveur d'un bal, ses voeux semblent s'exaucer pour son aînée Jane, tandis que sa soeur Elizabeth, âgée de 21 ans, surprend un commentaire peu flatteur à son égard de la part de Mr. Darcy, ami richissime de ce voisin tant convoité. Mais le pire sans doute reste à venir puisque Mr. Darcy, ne manquant pas d'un certain orgueil, voyant d'un très mauvais oeil un éventuel mariage avec la famille Bennet, décide d'en éloigner son ami, tout d'ailleurs comme lui, qui s'est insensiblement épris d'Elizabeth, mais sans jamais le lui manifester...

De ses lectures de romans à l'eau de rose, Jane Austen en a tiré l'ivraie, et, contrairement à ces derniers, a choisi pour protagoniste une jeune femme lucide et intelligente, qui n'épargne personne de ses observations sarcastiques et pertinentes. De fait, c'est toute une galerie de portraits psychologiques qu'elle brosse ainsi, rendant bien l'idée de la société de rentiers et héritiers sous George III, de ses us et coutumes. Un plaisir à lire. 

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 05 2009 13:58
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Titre de l'édition originale : We are now beginning our descent (2007)
Traduit de l'anglais (Ecosse) par David Fauquemberg aux éditions Métailié (2008)

RENTRÉE LITTÉRAIRE 2008
LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE
"(...) le voyageur (...) devient un autre homme, qui appartient un peu aux lieux dans lesquels il se rend. C'est justement cet aspect-là, cette appartenance, que je ne parviens jamais à rendre quand je m'adresse aux gens qui sont restés à la maison. Peut-être parce que je n'arrive pas à l'exprimer clairement. Ou peut-être parce qu'ils ne veulent pas savoir."
"(...) Un seul d'entre nous est incapable de faire comprendre tout un pays à un autre pays." (p. 82)

Fuyant ses échecs dans sa vie amoureuse comme dans le monde littéraire, Adam Kellas accepte de devenir grand reporter britannique en Afghanistan. Il y croise la mort mais aussi l'amour en la personne d'Astrid, journaliste américaine très indépendante. Alors, quand il reçoit un  jour un mail d'elle à Londres, il saute dans le premier avion à destination de New-York signer un contrat avec une grande maison d'édition pour son futur best-seller et retrouver en pleine tempête de neige, sur une île, Astrid...

L'incommunicabilité entre les humains semble être le thème principal de ce roman, à la croisée entre le journalisme documentaire et l'histoire d'amour. D'abord entre les journalistes étrangers et les guides et interprètes afghans qui les côtoient : en constituent des exemples la discussion entre Kellas et Mohammed sur ce qu'est être libre, leur expérience de la mort. Ensuite entre ces mêmes journalistes et tous ceux qui ne connaissent de la situation que ce qu'ils en lisent dans la presse : la scène du dîner  londonien qui tourne à la catastrophe en est l'acmé. Enfin entre un homme et une femme, entre Kellas et Sophie puis Astrid, l'image qu'il s'est créé d'elles ne correspondant pas à une réalité plus ordinaire ou imparfaite.

"Si seulement il avait eu ce genre de téléphone capable de prendre des photos, un an plus tôt en Afghanistan, il aurait eu un portrait d'Astrid. Peut-être était-il préférable pour lui de ne pas en avoir. Astrid n'aurait pas vieilli. Elle avait trente-quatre ans alors. Mais la nature d'un être humain n'apparaissait que dans le mouvement, le changement, ce qui faisait de l'immobilité propre aux photographies une sorte de mensonge." (p. 35)

Un bon roman parmi cette rentrée littéraire, qui jette un regard ironique et désillusionné sur les relations humaines et internationales.

MEEK, James. – Nous commençons notre descente / trad. De l’ang. (Ecosse) par David Fauquemberg. – Métailié, 2008. – 334 p.. – (Bibliothèque écossaise). – ISBN 978-2-86424-657-2 : 21 €.

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Vendredi 29 août 2008 5 29 08 2008 12:27
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Titre original : the bride stripped bare (2003)
Traduit de l'anglais (Australie) par Alfred Boudry


"Leçon 1 L'honnêteté est de la plus extrême importance

Votre mari ignore que vous écrivez ceci. Il est assez facile d'écrire juste sous son nez. Presque aussi facile, peut-être, que de coucher avec d'autres. Nul ne saura jamais qui vous êtes, ni ce que vous avez fait, car vous avez toujours été considérée comme une bonne épouse
."
(p. 11)


Cole et vous êtes mariés. Depuis longtemps vous préférez lire, regarder la télé ou aller vous coucher plutôt que faire l'amour. Il est restaurateur de tableaux des 15e et 16e siècles. Vous ne travaillez plus depuis que vous êtes mariée. Vous enseigniez auparavant à l'université. Vous dépendez à présent de lui financièrement. C'est contraire à tout ce que votre mère, archéologue, vous a enseigné. Vous aimez Cole calmement, sereinement, sans étincelle. Et puis, un jour, c'est un demi-aveu, et le doute qui s'insinue : vous a-t-il trompée avec Théo, votre meilleure amie, si envahissante, si incontournable dans votre vie ? Vous le ressentez comme une double trahison. Alors quand vous le rencontrez, Gabriel, un peu plus jeune, acteur, à la terrasse d'un café, l'homme à la nuque excitante, et le retrouvez quelques mois après à la Bibliothèque de Londres, ce bel homme craquant qui vous avoue être encore vierge, vous vous lancez dans une expérience dont rêve toute femme, celle de lui apprendre tout sur la sexualité et surtout comment vous faire plaisir, enfin...

"Leçon 33 La vie a grand besoin de changement dans la continuité.

Est-ce que vous voulez que la relation survive ?

Il est plus facile de rester que de partir.

Vous ne pouvez vous faire à l'idée de sortir à nouveau, de lire les annonces de célibataires, d'assister à des dîners intimes qui ne donnent rien, de vous trouver quelque chose à faire les vendredis soirs. Dire que vous comptiez bientôt avoir un bébé." (p. 92)

Un roman qui se lit d'une traite, scandé par des leçons d'une à quelques pages, rythmé en trois temps, le temps pour une femme mariée de vouloir échapper à la routine dans laquelle son couple s'est enfermé, puis de laisser éclore, s'épanouir et assouvir ses fantasmes sexuels inavouables, pour enfin redevenir une bonne épouse et une mère comblée, en gardant pour elle son jardin secret. Déjà j'en ai trop dit ! Voilà une "fausse" autobiographie qui nous rend tout simplement complice de cette femme qui confie ses doutes sur la pérennité du mariage et sa découverte à 36 ans d'une sexualité extraconjugale décomplexée.

A en voir la couverture, on aurait pu croire à un roman léger, frivole, superficiel. Il n'en est rien : l'analyse de la psychologie féminine y est fine, sensible et intelligente. Une vraie découverte, qui en fera peut-être rougir certaines, car dans cet hymne à l'émancipation sexuelle, l'auteur ose tout y dévoiler, quitte à paraître parfois crue (le roman, parait-il, fit scandale à sa publication, d'abord anonyme, jusqu'à ce qu'un journaliste ne dévoile son auteure, et a été traduit en 15 langues).

Une confession qui a à la fois quelque chose de singulier et d'universel, un roman parfait pour les femmes, trentenaires au moins, et surtout mariées. A n'offrir qu'à vos amies intimes, qui ne le prendront pas mal...

"Vous  allez vous faire plaisir, en égoïste bornée, avant que le mariage et la maternité ne se referment sur vous." (p. 118)
"A vos yeux, le meilleur moment était toujours celui de l'attente, le frisson de donner aux hommes ce qu'ils voulaient, mais dès que les vêtements avaient été ôtés, quelque chose se perdait." (p. 119)
"Vous vous sentez si vivante, rien que par sa présence. Vous avez toujours adoré les gens qui font cela : ceux qui exaltent, pas ceux qui rabaissent." (p. 139).


GEMMEL, Nikki. - La mariée mise à nu / trad. de l'ang. (Australie) par Alfred Boudry. -
Au Diable Vauvert,2006. - 356 p.. - ISBN : 9782846261203 : 22 euros.


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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 11:56
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Titre original : The Dumb House (Ecosse, 1997)

Terrifiant

"Nul ne pourrait dire que ce fut un choix de ma part de tuer les jumeaux, pas plus qu'une décision de les mettre au monde. Ces événements s'imposèrent l'un et l'autre comme une nécessité inéluctable, un des fils dont est tissée la toile de ce que l'on pourrait appeler destin, faute de mot plus approprié... un fil que ni moi, ni personne n'aurait pu ôter sans dénaturer le motif entier."(p. 15) : c'est ainsi que commence l'histoire d'un célibataire, vivant seul depuis la mort de sa mère, dont il reste obsédé, jusqu'à cette histoire qu'elle lui contait, qui va conditionner toute son existence et lui faire tenter cette expérience de savant fou, celle d'enfermer ses nouveaux-nés au sous-sol pour vérifier si le langage est acquis ou inné, au quel cas à quoi il ressemblerait dans sa pureté originelle... 

Un vrai cas de conscience que ce roman extraordinaire, atrocement beau, nous laissant tiraillé entre l'envie de reposer là cette histoire violente, n'ayant encore jamais autant poussé de cris d'horreur à la lecture d'une simple livre, et le désir intact et plus fort que jamais de lire jusqu'au bout ce texte poétique pourtant magnifique décrivant la logique implacable d'un savant fou, d'un monstre, pour lequel l'être humain comme l'animal est quantité négligeable, jusqu'à l'inciser vivant, sans aucune hésitation et sans remords, et au contraire en prenant un plaisir évident à disséquer les mécanismes du vivant. C'est pourquoi on se prend à se demander comment évaluer une telle oeuvre, tenté de confondre le texte avec son sujet, gêné de cette violence inouïe, jamais jugée. Et puis, on songe à Psychose d'Alfred Hitchcock, dont Norman Bates semble assez proche de notre narrateur, marqué par sa mère au point de dormir auprès d'elle morte, au Ventre de la fée d'Alice Ferney, sujet déroutant et fascinant pour cet autre premier roman d'un auteur qui n'a fait que se confirmer depuis, où une femme quasi-parfaite met au monde un futur nécrophile, à l'impression durable qu'ils ont laissés sur nous et à leurs qualités cinématographiques ou littéraires intrinsèques.

A quoi tient ce sentiment d'horreur ? A la cruauté des actes commis, sans aucun doute, mais surtout c'est la focalisation interne qui nous permet d'appréhender, de façon quasi clinique, la souffrance et la mort d'êtres vivants telles que les perçoit le narrateur, et crée de fait tout à la fois un effet de distanciation bien plus grand que ne le ferait un témoin qui contemplerait les scènes, et le sentiment intolérable d'une complicité subie dans ce désir de savoir inassouvi.

A ce sentiment d'horreur se superposent des réflexions sur le consumérisme, sur le langage, sur l'âme, sur l'émerveillement devant le principe de vie et de mort, sur la beauté de l'anatomie et de la femme, sur la nature de relations avec autrui, sur la connaissance scientifique par laquelle seule le narrateur ne voit et n'opère, passant à côté de l'expression poétique d'un être-au-monde ou un être-pour-autrui qui dépasse la raison, qui touche à l'indicible...   

Le tout est écrit dans une prose poétique... Un pur délice !

A vous de juger si vous vous sentez capable de supporter un tel choc, à la fois littéraire et émotionnel.

Sa présentation chez l'éditeur.

Ses autres romans critiqués dans mes petits carnets :


BURNSIDE, John. – La Maison muette / trad. de l'anglais (Ecosse) par Catherine Richard. – Métailié, 2008. – 201 p.. – (Suite écossaise). - ISBN 978-2-86424-637-4 : 8 €. 
 

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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 01 2008 21:11
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Titre original : The Devil's footprints (Ecosse, 2006)

Beau, tout simplement
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Une légende circule dans la petite ville écossaise de Coldhaven, celle du diable qui l'aurait jadis traversée par une nuit d'hiver, laissant sur son sillage ses empreintes noires, ni animales ni humaines, dans la neige toute fraîche. Un jour, dans la presse locale, un fait divers horrible attire l'attention de Michael Gardiner, qui a toujours vécu dans cette bourgade de pêcheurs : voyant en son époux violent le diable en personne et en ses fils ses successeurs, Moira Birnie tente de le poignarder avant de mettre le feu à sa voiture en rase campagne, ses deux fils avec elle à l'intérieur, mais après avoir pris soin de déposer son aînée, Hazel. Or Moira était autrefois la petite amie de Michael, lequel commence à voir ressurgir les vieux démons du passé, s'interrogeant sur son éventuelle paternité, et surtout se remémorant un terrible secret, celui, enfant, d'avoir assassiné le frère de cette dernière...

Ces quelques lignes suffisent amplement à imaginer combien l'auteur va jouer avec l'attention du lecteur, ménageant son suspens par des va-et-vient temporels. Mais elles ne parviennent pas à évoquer l'immense solitude ressentie par le héros et par ses parents due à la méchanceté et à la bêtise humaines. On en sort triste et révolté, emporté par l'histoire jusqu'à l'achever, l'élan interrompu par quelques pensées, juste ce qu'il faut pour se poser :

"De temps à autre, je trouvais ma mère occupée à des travaux domestiques, en train de cuisiner ou de repriser, ou bien installée sur le palier, à côté de la grande fenêtre qui donnait sur la pointe, devant son chevalet, et je l'observais, témoin silencieux d'une existence qui était à mes yeux un complet mystère. (...) j'étais fasciné par le visage différent qu'elle avait, endormie. J'en étais à cette époque de la première adolescence où tout semblait n'être que gigantesques découvertes philosophiques : le fait que nous sommes foncièrement seuls, l'idée que nous ne nous voyons jamais tels que les autres nous perçoivent, la découverte des mensonges auxquels nous nous livrons, ceux dont nous nous berçons nous-mêmes, pour tenter en vain de tromper le temps, de tromper la mort. Tout est lié ; tout se tient, dans cette philosophie puérile : nous traversons l'existence dans un rêve, vivant une vie et en imaginant une autre, percevant notre propre voix comme personne d'autre ne la perçoit, nous contemplant de l'intérieur tel que jamais personne d'autre ne nous verra." (...) p. 97

"L'autre caractéristique du mariage, c'est qu'il s'agit d'une histoire. Il faut continuellement y ajouter quelque nouvelle péripétie de temps à autre, une ligne par-ci, un paragraphe par-là, des chapitres entiers que les protagonistes, même s'ils ne restent pas jusqu'à la fin de la pièce, pourront toujours paratger, indirectement, pendant qu'ils sont sur scène." p. 119


... et repartir de plus belle, tout simplement ravi à la réalité par la musicalité de sa prose.


BURNSIDE, John. – Les empreintes du Diable / trad. de l'anglais (Ecosse) par Catherine Richard. – Métailié, 2008. – 217 p.. – (Bibliothèque écossaise). - ISBN 978-2-86424-636-7 : 18 €. 

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Lundi 21 janvier 2008 1 21 01 2008 19:51
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Traduit de l'anglais (Ecosse) par Céline Schwaller

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A Glasgow, pour fêter le départ à la retraite d'un collègue, des policiers ont fait appel au talent d'un jeune presdigitateur, William Wilson, pour faire la première partie de deux strip-teaseuses. A la fin de son numéro, le gérant demande rien de moins à ce dernier que de subtiliser sur l'inspecteur Montgomery, qui le fait chanter, une enveloppe contenant des preuves salissant la réputation de son défunt père. Son client étant retrouvé assassiné, le prestidigitateur file sans demander son reste à Berlin pour un nouveau contrat dans un cabaret érotique où il invente avec Sylvie, une étrange jeune femme à qui il demande de devenir son assistante, "le tour maudit"...

Plus qu'un roman à suspense proprement dit, ce serait plutôt à mon sens un roman d'atmosphère où l'auteur préfère nous inviter dans les coulisses d'un théâtre au charme déliquescent que de nous angoisser inutilement. On s'y croirait !
Laurence de Biblioblog semble bien
l'avoir apprécié.

WELSH, Louise.- Le tour maudit / trad. de l'anglais (Ecosse) par Céline Schwaller. - Métailié, 11 octobre 2007. - 341 p.. - (Bibliothèque écossaise. Noir). - ISBN : 978-2-86424-628-2 : 18 €.

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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 11 2007 18:11
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Traduit de l'anglais (Ecosse) par Jean-Charles Perquin et Samuel Baudry

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DJ Zaf présente sa dernière émission avant la fermeture définitive de Radio Chandni, la radio indo-pakistanaise de Glasgow. Au fur et à mesure qu'il passe des musiques au gré de ses envies, il pense à Babs, sa belle infirmière blonde sur sa belle Kawasaki bleue, avec qui il vient de rompre, à son ex, Zilla, toujours défoncée, à ses parents, interrompu parfois par ses collègues de radio.
L'auteur trimbale son lecteur dans l'univers intérieur d'un immigré pakistanais à Glasgow, un peu comme sous l'effet d'hallucinogènes, confondant réel et imaginaire, passé et présent, ombres et présences.

SAADI, Suhayl.- Psychoraag / trad. par Jean-Charles Perquin et Samuel Baudry. - Métailié, 11 octobre 2007. - 427 p.. - (Bibliothèque écossaise). - ISBN : 978-2-86424-629-9 : 24,50 €.

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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 11 2007 19:13
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