Fin du conte

Publié le par Essel

Personne n'a répondu à la devinette ! C'était pourtant facile. La réponse, c'était... une devinette !
La devinette vit quand on la cherche et meurt quand on la trouve.


Et l'homme a demandé tout ce que doit faire la femme, l'arbre et le lion.

Il arrive au château, sûr de lui, et annonce à la jeune femme :
"Tu n'as même pas de problème ! Je crois que toi, pour être heureuse..... (il ménage son suspens)... le premier homme que tu trouves, tu lui demandes d'être ton mari, tu auras des enfants et tu seras heureuse."
Cet homme, il a de la chance : c'était la première fois qu'une femme faisait officiellement une demande en mariage.
Elle lui demande aussitôt :
"- Veux-tu être mon mari ?
- Quoi ? Quoi ? Ton mari ? Non, non, non. Moi, mon bonheur m'attend. Tu te débrouilles ! Chacun pour soi !"
Et il est parti, le con ! Il est parti. Il a laissé la femme. Il arrive à l'arbre qui lui demande :
"- Alors ? Tu as vu Dieu ?
- Oui : Dieu m'a dit que des brigands ont enterré entre tes racines un coffre rempli d'or, de diamants et de pierres précieuses. Si tu enlèves la caisse, tu pourras pousser comme les autres, grand, avec du feuillage et des fruits.
- Mais, s'exclame l'arbre, je ne peux pas me plier en deux pour enlever la caisse ! Si tu veux, tu déterres la caisse et tu la gardes pour toi !
- Oh, vous les arbres, rétorque l'homme, quand on vous donne un conseil, vous en voulez toujours plus. Non, non, non, tu te débrouilles. Moi, j'ai mon bonheur qui m'attend, je m'en vais."
Et il est parti. Il est rentré vous savez où ? Dans la forêt. Et là, il était toujours là, vous savez qui ? Le lion, plus affamé que jamais.
"Alors ?" rugit le lion. Et là lui répondit le plus grand silence.
"J'ai dit alors ? rugit-il encore.
- J'ai vu Dieu.(...) Dieu m'a dit que pour calmer votre faim, le dernier homme qui a vu Dieu vivant et qui est un imbécile, eh bien... il faut le manger !
- Eh toi ! Tu viens de voir Dieu, eh bien, tu vas être le dernier, et puis tu es revenu me voir encore, tu n'es vraiment qu'un imbécile !"
Et le lion l'a mangé.

Et ce conte, conclut Sylvain Kodjo Mehoun, c'est mon grand-père qui me l'a raconté le jour où je lui ai dit : "Je m'en vais en France chercher mon bonheur." Il m'a répondu :"Fais très attention car ton bonheur peut passer juste à côté de toi."

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