Une vie dans le parti des Black Panthers *

Publié le par S.L.

We want freedom : une vie dans le parti des Black Panthers /Mumia Abu-Jamal

racisme - Etats-Unis - parti politique


Vous est-il jamais arrivé de lire l'ouvrage d'un homme en train de croupir depuis plus de vingt ans dans le couloir de la mort,  alors que le monde entier le sait innocent ?

Mumia Abu-Jamal nous apporte ici le témoignage non pas de cette injustice mais de ce que fut le parti des Black Panthers auquel il adhéra dès l'âge de 14 ans. C'est donc un récit vu de l'intérieur que nous livre l'auteur, émaillé de références, de parcours biographiques des têtes du parti, d'anecdotes révoltantes et d'incessants rappels historiques. A la suite de Malcolm X et à l'opposé de Martin Luther King qui pourrait être aux noirs américains ce que Gandhi était aux Indiens, les Black Panthers ne prônaient pas la non-violence, mais la légitime défense. De même ils agissaient au quotidien, distribuant aux enfants des petits-déjeuners et aidant la population des quartiers noirs du mieux qu'ils pouvaient. Il relate les conditions d'émergence du parti en 1965 après la révolte de Watts, explique la diffusion de ses idées par le biais de son journal, décrit son programme, ses influences, son apogée, avant d'être sabordé en sous-marin par le FBI, devenant du même coup une légende.

Un témoignage bouleversant de ce parti révolutionnaire par le prisonnier politique le plus connu au monde.

ABU-JAMAL, Mumia. - We want freedom : Une vie dans le parti des Black Panther. - Pantin : Le Temps des Cerises, 2006. - 261 p.. - ISBN : 2-84109-581-9 : 15 €.
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J
Il faut absolument que je lise ce livre. Je connais très mal ce mouvement, cette période, à ma grande honte. Merci de ta critique !
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O
Oui c'est une expérience vraiment originale et instructive que celle du BBP, qui a relié le combat pour l'émancipation des Noirs au combat contre le capitalisme américain... qui s'est employé à les calomnier et les détruire avec sauvagerie. Tout comme d'ailleurs l'AIM, le mouvement dirigé par Léonard Peltier, lequel croupit aussi en prison. Quand on voit se qui s'est passé à la Nouvelle Orléans, on est en droit de se dire que cette expérience ne doit pas être remisée dans les placards poussiéreux de l'histoire! A défaut de Spike Lee, peut être que Ken Loach se décidera un jour à filmer cette histoire là?
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