Phédon

Publié le par S.L.

Mort

Phédon / Platon

Phédon rapporte les dialogues échangés entre Socrate et son entourage, la veille de sa mort.
Socrate va mourir. Sa condamnation le laisse de marbre. A ses amis qui 'en étonnent, en particulier Simmias, il leur expose ce raisonnement :
   
Tout philosophe aspire à se détacher des plaisirs et des douleurs enfantés par sa chair et ses sens pour atteindre la vérité par l'esprit,
OR la mort consiste en la séparation de l'âme d'avec le corps,
DONC tout philosophe tend à sa mort.

Et à Cébès qui lui objecte que personne n'est convaincu de la survivance de l'âme au corps après sa mort, il tient ce raisonnement : "les vivants ne proviennent pas moins des morts que les morts des vivants" (71e-72c), et ce dans un mouvement circulaire de régulation.

Ensuite, il les convainc de la préexistence de l'âme avant la naissance du corps par sa démonstration d'"apprendre, c'est se ressouvenir."

Il a plus de difficultés à les persuader en revanche de sa survie après la mort, l'un comparant l'âme à une harmonie mourant avec son instrument,
l'autre pensant l'âme plus durable mais non pas immortelle.

En relisant Platon, avec le recul des critiques qu'en a fait Michel Onfray, je constate effectivement que son raisonnement repose sur une conception quasi judéo-chrétienne du monde, sur une vie complètement ascétique, confisquant plaisirs et douleurs des sens et de la vie, pour uniquement espérer en la pureté d'une âme immortelle.



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