L'eau à la bouche / José Manuel Fajardo
traduit de l’espagnol par Claude Bleton
En Espagne, de son père, Omar a hérité son dégoût pour la police, et son goût pour les huîtres, le communisme et les femmes, et de sa mère, sa
recette de poulet à la bière. En même temps qu’il prépare en cuisine des petits plats pour les clients de l’Arc-en-Ciel, il pense à Marina, roumaine, qui danse dans ce même cabaret et dont il est
fou amoureux, à ses parents défunts, à ses débuts en tant que marin, à Lara, sa cousine bourgeoise, avec qui au Mexique il a commis une adultère, à La Reine, le chef cuistot d’une plate-forme
pétrolière qui lui a tout appris du métier.
Plus qu’un roman, c’est un voyage politique et gastronomique que nous offre José Manuel
Fajardo, tour à tour gai, sérieux, gourmand, nostalgique et gourmet. Ainsi, on évoque Belgrade bombardée, Ceausescu, comme on parcourt le cimetière Montparnasse peuplé de figures roumaines
célèbres, comme on savoure une phrase avant le mélange de corps ou de saveurs. Chaque page en devient presque un plaisir gustatif, dont on meurt d'envie d'essayer les recettes glanées çà et là. A
déguster sans tarder par tous les amoureux des plaisirs du palais.
« Quand la vie nous apporte des chagrins, il faut les
inviter à manger ».
FAJARDO, José Manuel. – L’eau à la bouche. / traduit de l’espagnol par Claude Bleton. –
Métailié, 2006. – 263 p.. – (Bibliothèque hispanique). – ISBN : 2-86424-588-4 : 20 €.
Publié dans : Littérature espagnole
Dimanche 24 septembre 2006
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