La zone et les fortifs

Publié le par S.L.

La Zone et les fortifs / Madeleine LEVEAU-FERNANDEZ
 


Urbanisme – Paris
La zone évoque un lieu sordide et peu rassurant. C’était bien le cas de cette « zone » des fortifications de Paris, brillant par l’absence de surveillance policière, remplacées depuis par le boulevard périphérique qui ceinture la capitale, lequel déclencha d’ailleurs un tollé chez les habitants du 16e se voyant du coup coupés du bois de Boulogne. Dans cette zone, alcoolisme et manque d’hygiène faisaient des ravages, on y croisait des bohémiennes et des tziganes, les jeunes délinquants devenaient des apaches défrayant la chronique, les plus âgés devenant les proxénètes des rôdeuses des forts. L’octroi, dîme municipale, était prélevé jusqu’en 1948 pour pouvoir entrer dans Paris, avec une denrée imposable, par l’une des 79 ouvertures terrestres ou fluviales. Mais c’était aussi un lieu de détente où l’on venait manger des glaces et des berlingots, et danser dans les guinguettes. 
C’est tout un folklore passé, un pan d’histoire des classes populaires chassées par l’urbanisation galopante, que nous révèle cet ouvrage, avec ses vieilles photographies en noir et blanc de fin 19e et début du 20e siècle.

LEVEAU-FERNANDEZ, Madeleine. – La Zone et les fortifs. - Le Temps des cerises, 2006. – 176 p. : ill. n.b.. - ISBN : 2-84109-545-2 : 30 €.

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