Sur le rêve

Publié le par S.L.

Sur le rêve / Sigmund FREUD

Contexte :
C'est en 1896 que Freud forge le terme de "psycho - analyse" pour nommer son travail entrepris sur l'inconscient, qu'il
rassemble trois ans après dans un énorme volume qui se vend peu, passé sous silence ou incompris des critiques. En 1901, cédant à la demande de son éditeur, il condense ses observations et ses exemples en ce court essai.

Principaux arguments développés :
Dans l'antiquité, un rêve était un signe des dieux, rêve souvent prémonitoire. Depuis, à cette explication mythologique s'est substituée une absence d'explication qui ne satisfait pas la plupart des gens qui cherchent justement à leur réveil à en trouver un sens. Or cette opinion commune semble finalement être dans le vrai. Freud se propose d'expliquer le phénomène de ce souvenir évanescent d'un songe qui défie la vraisemblance, d'en donner la signification, le sens, et donc de l'interpréter.
Pour cela, Freud s'appuie sur l'exemple de l'un de ses rêves, celui de "la table d'hôte". Il en déduit le processus suivant (que je schématise) :

à l'origine du rêve :
CONTENU LATENT DU REVE  =>
TRAVAIL DU REVE (dormeur) => CONTENU MANIFESTE DU REVE

pour interpréter le rêve :
CONTENU MANIFESTE DU REVE  => ANALYSE DU REVE (psychanalyste) => CONTENU LATENT DU REVE

Freud commence par diviser les rêves en trois catégories :
les rêves sensés et même compréhensibles,
les rêves cohérents mais déconcertants,
et les rêves incohérents, confus et absurdes.

Il applique donc son processus aux seconde et surtout troisième catégories.

Il affine quelques chapitres plus loin cette subdivision au regard de leur accomplissement du désir :
les premiers, ceux sans voile des enfants, expriment des désirs non refoulés.
Les seconds, ceux sous forme voilée , expriment des désirs refoulés.
Les derniers, ceux régulièrement accompagnés d'angoisse, expriment des désirs qui ont succombé au refoulement.

Pour lui, somme toute,
le rêve est toujours la mise en images d'un désir insatisfait de la veille (affirmation qui me laisse assez sceptique). Les rêves des enfants en sont la parfaite démonstration, accomplissant les désirs qui leur ont été refusés au cours de la journée (pâtisserie, promenade en bateau,...).
Parmi les divers processus de travail du rêve, il recense le déplacement, la condensation et l'arrangement visuel final.


Cet ouvrage initiatique aux prémisces de la psychalyse m'a laissée un peu sur ma faim : je relirai donc ses essais plus aboutis (oubliés depuis la terminale).

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