Jour de souffrance */Catherine Millet

Publié le par S.L.

RENTRÉE LITTÉRAIRE 2008
SELECTION GONCOURT



 Elle-même de sensibilité volage et libertine, une femme approchant la quarantaine souffre des traces involontaires de ses infidéités laissées par son compagnon, Jacques.

"J'ai d'ailleurs toujours été assez indifférente aux marques sociales et ce n'est pas parce que j'avais goûté aux légumes du Moulin de Mougins que je ne mangeais pas de bon appétit dans le premier couscous venu, ni parce que j'avais partouzé dans le septième arrondissement de Paris que je ne me sentais pas comme chez moi à un repas de noce, dans un petit village au creux de l'Ombrie. Le rêveur ne thésaurise que des biens immatériels et il n'accorde qu'une importance relative au fait qu'un objet de ses rêves, qui par chance s'est concrétisé, retourne à l'état immatériel en tant que souvenir." (p. 45-46)

Après un incipit pourtant enthousiasmant, la suite de cette autobiographie  m'a passablement agacée : ce culte du "je", ce besoin d'écrire comme l'on s'allonge sur le divan de son psy, cette facilité de la non-fiction, ont repris le pas sur le reste. Les affres de la jalousie ressentis par Catherine Millet m'ont laissé de marbre. Sa plume  est agréable au demeurant, mais très loin d'être originale ou inoubliable.
A mon humble avis, ce "roman" ne méritera pas le Goncourt et ne risque pas d'emporter les suffrages des lycéens. A voté !
MILLET, Catherine. - Jour de souffrance. – Flammarion, 2008. –  264 p.. – ISBN 978-2-0806-8905-4 : 20 €.
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