Un Goncourt qui ne le méritait pas

Publié le par S.L.

La maîtresse de Brecht / Jacques-Pierre Amette.

Goncourt 2003

Après plusieurs années d’exil aux Etats-Unis, Brecht rentre enfin en Allemagne de l’est. En ces temps troublés de guerre froide, les autorités communistes se méfient aussitôt de cet illustre dramaturge, et ordonne au jeune officier Hans Trow de le faire espionner. Ce dernier va choisir pour l’approcher et même le séduire Maria Eich, une jeune et jolie comédienne, coupable d’avoir eu un mari et un père nazis. Le stratagème fonctionne en apparence : Maria devient la maîtresse d’un Brecht vieillissant et remet ses rapports à Hans. Seulement, même si Maria admire Brecht, elle ne l’aime pas, et réciproquement, alors qu’elle se sent irrésistiblement attirée par Hans, lequel s’interdit toute relation avec celle dont il est tombé amoureux…

Le portrait d’un Brecht plus humain dans l’atmosphère inquiétante de la guerre froide, les non-dit de l’idylle naissante, le renoncement des deux personnages, tout pourrait concourir à rendre ce roman passionnant. Or, une fois la lecture achevée, on repose le livre sans une émotion, sans une larme : on a aimé, on a apprécié, mais on n’a pas été touché ni séduit…

AMETTE, Jacques-Pierre. – La maîtresse de Brecht. – Albin Michel, 2003. – 300 p. ; 20 cm.. – ISBN 2-226-14163-4 : 18,50 €.

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