Retrouvez Carnets de SeL

sur son nouveau blog :

 

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Carnets de SeL

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Il y a tout juste 5 ans, un 7 septembre 2005, étaient créés les petits carnets d'eSseL.

 

Dès le lendemain, un premier article était publié, bientôt suivi par 876 autres au fil des ans.

 

S'ouvrir au monde et aux autres, tel était le leitmotiv de ce blog littéraire, pour tous les passionnés de littérature, française et surtout étrangère, mais aussi pour tous les curieux, puisqu'ils y pouvaient y trouver essais et documentaires.

carnetsdesel.jpg

En mars 2008, les petits carnets d'eSseL  étaient rebaptisés Carnets de SeL.

 

 Et aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous annoncer la migration de Carnets de Sel vers d'autres rivages :

 

désormais vous ne le trouverez plus sur http://essel.over-blog.com,

mais sur http://www.carnetsdesel.fr

 

désormais vous ne le trouverez plus sur la plate-forme over-blog (peu à peu les anciens articles seront recopiés sur le nouveau blog, un travail de titan...),


mais sur un site personnel, libre et modifiable, créé grâce à Wordpress :

 

désormais toute l'interface fait peau neuve.

 


 

Venez rejoindre les nouveaux Carnets de SeL !

 


Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 20:00
- Publié dans : Blogosphère
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Nutella&chocolat fondant

Avec ses 24 recettes sucrées, ce tout petit livre vous fera fondre de plaisir chocolaté. Toutes au chocolat ? Non, une intruse originale s'est glissée parmi elles, au carambar. Elles sont deux à intégrer cette sucrerie d'enfant parmi leurs ingrédients, cinq à privilégier le Nutella, et le reste un onctueux chocolat fondant. En début d'ouvrage, on nous apprend "pas à pas" à faire "fondre le chocolat au bain-marie", b-a-ba de toute recette du livre, et à réaliser l'incontournable "mousse au chocolat".

 

Un petit livre idéal pour les gourmands, aux recettes relativement simples, dont la plus originale semble être, à la limite, le moëlleux chocolaté aux pistaches.

 

Nutella & chocolat fondant. - Larousse, 2010. - 54 p. : 35 photogr. en coul. ; 10*15 cm.. - (Mini Larousse). - ISBN 978-2-03-585206-9 : 3,50 €. 

Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 10:42
- Publié dans : Sciences et techniques
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gangreneetloubli Professeur d'histoire du Maghreb contemporain à l'INALCO, Benjamin Stora explique les raisons d'un non-dit collectif de part et d'autre de la Méditerranée, avec d'un côté l'amnésie française des "événements", qui se nourrit du refus à reconnaître la moindre culpabilité), et de l'autre la frénésie algérienne de commémorations (qui fonde une légitimité militaire étatique).

 

Considéré à juste titre comme le spécialiste de la guerre d'Algérie, Benjamin Stora explique ici avec précision quelle censure exerça l'Etat et quelle image il donna à ses "entreprises de pacification", de même qu'il examine dans le détail pourquoi la guerre d'Algérie, les différents massacres comme celui du 17 octobre 1961 à Paris, et la question des Harkis, restent autant de tabous dans la mémoire collective française.

 

Un excellent travail de documentation et d'analyse, pour mieux comprendre notre histoire contemporaine et ses relents de racisme.

 

STORA, Benjamin. - La gangrène et l'oubli : la mémoire de la guerre d'Algérie. - Paris : La Découverte / Poche, 1998. - 376 p.. - ISBN 978-2-7071-4626-7 : 12 €.

 

Guerre d'Algérie - mémoire

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 12:43
- Publié dans : Histoire, engagement politique
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seulsdansBerlin Titre original : Jeder stirbt für sich allein (1965)


« - Quel effet penses-tu que feront nos cartes ? demande Anna.

Tous commenceront par éprouver un choc en les voyant et en lisant les premiers mots. Car aujourd’hui tout le monde a peur.

Oui, dit-elle. Tous.

« Presque tous ont peur, pense-t-elle… Nous, non. »

Ceux qui les trouveront, répète-t-il après y avoir réfléchi cent fois, auront peur d’être observés dans l’escalier. Ils dissimuleront vite les cartes et s’éloigneront rapidement… Ou bien, ils les déposeront de nouveau, et le suivant viendra.

Ce sera comme ça, dit Anna.

Et elle se représente la cage d’escalier : une cage d’escalier mal éclairée, comme elles sont toutes à Berlin. Tous ceux qui liront ces cartes auront soudain l’impression d’être des criminels. Tous donneront raison à l’auteur ; mais on n’a pas le droit de penser ainsi, puisque la mort plane sur ceux qui ont de telles pensées. » (p. 165)


1940. Anna et Otto Quangel apprennent par courrier la mort de leur fils au front, alors que la France vient de capituler. Furieuse contre ce pays qui lui a arraché son fils unique, elle le reproche alors à son mari, resté comme indifférent « Toi et ton Führer ! ». L’insulte fait mouche plus qu’elle ne le croit. Un lent réveil secoue ce dernier, contremaître avare de ses mots et de ses marks, qui décide de réagir face à cette dictature qui terrorise tous ses concitoyens…


Achevé en 1947, l’année de la mort de son auteur, de son vrai nom Rudolf Ditzen, ce roman devra attendre 1965 pour être publié, sous le titre « Jeder stirbt für sich allein », converti en France deux ans après en un « Seul dans Berlin », beaucoup moins fort et universel. C’est en effet un véritable brûlot contre la corruption  et la délation allemandes sous le IIIe Reich, contre la violence profondément inhumaine perpétuée par la Gestapo, contre les méthodes des asiles et hôpitaux, contre une Justice haineuse à la solde du parti. Certes, il ne faisait pas bon vivre non plus quand on était allemand sous Hitler. Mais là ne réside pas seulement l’intérêt de ce roman, au style, il est vrai, plutôt quelconque, mais surtout dans son message d’espoir et d’incitation à la résistance. Primo Levi en parlait d’ailleurs comme étant « l’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie ». Car on parle peu de ces gens qui, étant parvenus à éviter les camps de concentration à cause de leur couleur politique, ont choisi de devenir des opposants de l’ombre, au sein d’une population effrayée ou endoctrinée. Se mentir à soi-même, taire son sentiment d’équité, pour survivre en obéissant à des lois injustes et haineuses, ou réagir en son âme et conscience, même seul face à des milliers, pour mourir sans un remords, sans honte de ce que l’on a été, de ce que l’on a fait ? Tel est le dilemme auquel se trouvèrent confrontés de nombreux peuples, et peut-être cet exemple aura-t-il encore besoin d’être relu car l’Histoire fonctionne hélas parfois par cycles, et il n’est meilleur terreau pour attiser la haine des minorités que l’indigence, et il n’est meilleure voie pour instaurer une dictature que la remise en cause de la liberté d’expression avec, pour commencer, le contrôle des médias.

 

« Il ne suffit pas de vouloir sauver quelqu’un, encore faut-il que ce quelqu’un vous aide. » (p. 148)


FALLADA, Hans. – Seul dans Berlin / trad. De l’all. Par A. Virelle et A. Vandevoorde. – Denoël, 2009. – 558 p.. – (Folio ; 3977). – ISBN 978-2-07-031296-2 : 8,20 euros.


Acheté fin juin 2010 à la librairie « Les Temps modernes » d’Orléans.

 

Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 18:08
- Publié dans : Littératures germaniques
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LOINdEux-Mauvignier « C’est pas comme un bijou mais ça se porte aussi, un secret. Du moins, lui, c’était marqué sur le front qu’il portait une histoire qu’il n’a jamais dite. Ou bien, s’il l’a dite, c’est à mi-teinte à travers des formules à lui, tout en mystères quand pour seule vérité il a laissé, griffonné dans sa chambre, sur un post-it, un bout de phrase écrit au stylo à bille noir mais dont l’encre était complètement foutue. » (incipit, p. 9)

 

Dans sa chambre, les posters des plus belles gueules du cinéma ont été décrochés. Luc est parti pour Paris. Son père lui reprochait son désœuvrement. Il travaille maintenant comme serveur et peut aller voir les vieux films qu’il a toujours adorés. De temps à autre il rentre à La Bassée où l’attend toujours le même rituel, les petits plats mis dans les grands, la nappe d’Italie, et puis ce repas pris à trois où on ne se parle jamais vraiment…

 

LoindEux Ce roman polyphonique à six voix s’ouvre sur un mystère, sur une absence, la sienne. Pourquoi ? Que s’est-il passé ? On devine là-dessous une incompréhension intergénérationnelle. Mais c’est aussi bien davantage. Patiemment Laurent Mauvignier dénoue dans le désordre le fil du drame, le pire des drames à vivre, perçu différemment par les six protagonistes, Marthe et Jean, ses parents, Gilbert et Geneviève, ses oncle et tante, sa cousine, Céline, et l’absent lui-même. Seule la littérature peut alors dire ce que tous ces gens n’ont jamais su se dire, ces silences qui n’ont pas été interprétés, ou mal interprétés, ces autres silences encore pour masquer l’incompréhension, ces silences enfin qui sont autant d’aveux de démission, d’impossibilité à communiquer entre deux visions du monde qui s’affrontent, et qui trouvent forcément un écho en nous. Et à l’intérieur de ces silences ce sont autant de solitudes qui grandissent, et qui creusent l’individu de l’intérieur. Et cela, c’est Laurent Mauvignier qui réussit à nous le faire ressentir magistralement, avec sa manière bien à lui de donner espace et voix à ce que chacun garde pour soi, à défaut de pouvoir l’exprimer à haute voix.

 

Chapeau bas pour ce premier roman, lu par curiosité après la découverte de son tout dernier, Des hommes ***. Impossible désormais d’en rester là. Vite, un autre de lui ! 

 

MAUVIGNIER, Laurent. – Loin d’eux. – Minuit, 2009 . – 126 p.. - (Double ; 20). – ISBN 978-2-7073-1801-5 : 6 euros.

Acheté fin juillet 2010 à la librairie de Vilars-de-Lens, dans le Vercors.


A lire aussi de lui Des hommes ***


Solitude – relation parent-enfant - deuil

 

Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 18:02
- Publié dans : Contemporains français
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place-ERNAUX Deux mois après sa réussite au CAPES de lettres modernes, son père meurt, à l’âge de soixante-sept ans. Il faut à la narratrice écrire, expliquer cette distance qui s’est inscrite entre son père et elle, non désirée mais inéluctable, celle entre un esprit éveillé par des études longues, et des gens simples, ses parents.


«Pour rendre compte d’une vie soumise à la nécessité, je n’ai pas le droit de prendre d’abord le parti de l’art, ni de chercher à faire quelque chose de « passionnant », ou d’ « émouvant ». Je rassemblerai les paroles, les gestes, les goûts de mon père, les faits marquants de sa vie, tous les signes objectifs d’une existence que j’ai aussi partagée. » (p. 24)


Raconter la vie de son père, c’est retranscrire toute une vie de labeur, un mariage, la perte d’une fille, la naissance d’une seconde, la tenue d’un commerce avec la hantise de la concurrence ; mais c’est aussi le faire revivre par le biais de ses paroles, de ses expressions courantes, en italique dans le texte, qui se révèlent être autant de façons de voir l’existence, des pensées toutes faites comme « personne pour leur faire du tort », « des gens pas fiers », « je n’ai pas quatre bras », ou encore « il ne faut pas péter plus haut qu’on l’a ». C’est transmettre aussi, par ce récit singulier, l’incapacité universelle pour la génération suivante de se faire comprendre de ses parents, de les voir évoluer, et réciproquement, pour eux de voir leurs enfants prendre du recul vis-à-vis d’eux, parfois même d’en avoir honte.


café-Plùm-lautrec-tarnSobre, ce court récit se révèle être un portrait sensible d’un de ces hommes qui ont toujours vécu chichement, sans envier la situation des autres, doublé d’une analyse fine des relations forcément peu fusionnelles avec une fille qui, instruite et cultivée, s’est élevée, elle, au-dessus de sa condition. Simple mais suffisant.

 

Prix Renaudot 1984

A lire aussi d’elle Les années ** à ***

 

ERNAUX, Annie. – La place. – Gallimard, 2009 . – 113 p.. - (Folio ; 1722). – ISBN 978-2-037722-0 : 4 euros.

 

Acheté le dimanche soir 8 août 2010 au café Plum, rue de Lengouzy 81440 Lautrec.

 

Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 13:44
- Publié dans : Contemporains français
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NedjmaQuatre jeunes gens, Mustapha, Rachid, Mourad et Lakhdar, travaillent comme manœuvres sur un chantier. Lorsque leur patron, M. Ernest, frappe Lakhdar, celui-ci lui rend son coup et part en prison. S’ensuit la fuite des garçons de ce village de l’Algérie française. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Et que représente pour eux cette Nedjma qui semble les fasciner ? 

 


Tragédie familiale dans l’Algérie orientale des années 50, Nedjma laisse s’exprimer la poésie de l’une des premières voix algériennes d’expression française. Lyrique et violente à la fois, cette voix chante l’amour de ces quatre jeunes gens pour Nedjma, intouchable pour ces descendants de la même tribu, la métisse qui, comme eux, n’a jamais vraiment connu ni son père ni sa mère, Française, qui fut convoitée, séduite, enlevée et aimée par les pères des quatre garçons. Cyclique, l’intrigue finit par là où elle a commencé, retraçant tour à tour les chemins des quatre jeunes Algériens, qui les mènent inéluctablement vers l’éblouissante Nedjma. La guerre d’Algérie commence à peine avec le premier massacre de Sétif, mais déjà on sent sourdre la révolte chez ces jeunes gens que dominent les colons.


Nedjma-lieuTantôt s’étirant en de longues diatribes poétiques, tantôt s’écorchant en de courtes phrases, la langue de Kateb Yacine nécessite attention et réceptivité, tout comme son intrigue familiale complexe. Pilier de la littérature algérienne contemporaine, ce roman, par cette richesse et complexité, exige une lecture confirmée. 


YACINE, Kateb. – Nedjma. – Seuil, 2008. – 274 p.. – (Points ; P247). - ISBN 978-2-02-028947-4 : 7 euros.


Emprunté

Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 11:55
- Publié dans : Littératures d'Afrique du Nord
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