Coup de coeur du mois

Recherche

Je lis

undefinedundefinedundefinedcouv-1064.jpgi_bug_fck undefinednti_bug_fck



Post-Scriptum

Pour s'y retrouver :

****
Un livre qui m'a profondément marquée. Incontourna
ble.
*** Un livre que j'ai adoré et que je conseille fortement à mon entourage.
** Un livre que j'ai beaucoup apprécié.
* Un livre que j'ai apprécié, et que j'ai peut-être ajouté à ma bibliothèque.
Quant aux livres sans *, je ne les ai pas appréciés. Parfois même je pourrais les avoir détestés !


Droits :

Les articles et photographies des carnets de SeL ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Merci de bien vouloir me contacter.

Pour m'écrire
: essel@laposte.net

Vous m'y trouverez aussi :

undefined



Ma librairie
: 100% coups de
undefined

MySpace
Paperblog
U.lik



Carnets de SeL

Nul besoin de présenter Gandhi, ce guide spirituel qui fit de la non-violence une méthode pour dire "non" à l'impérialisme britannique, "non" au système injuste des castes.

Ce
n'est pas le portrait d'un surhomme, ni d'une espèce de saint, que nous brosse ici Chantal Portillo, mais celui d'un homme ordinaire, qui devint un grand homme, à la conviction inébranlable, le jour où, de retour d'Angleterre en Inde,  il prit la décision de mettre son savoir  et ses compétences d'avocat du côté des plus démunis, des plus faibles, afin de se dresser face à l'empire britannique, et d'éradiquer l'injustice entre les castes en commençant par montrer l'exemple dans son foyer. 


PORTILLO, Chantal. - Gandhi : "Non à la violence". - Actes sud junior, 2009. - 95 p.. - (Ceux qui ont dit non). - ISBN 978-2-7427-8375-5 : 7,80 €.
Mercredi 24 juin 2009
- Publié dans : Histoire, engagement politique
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Le truc de Majima Makoto, c'est de se mêler des affaires des autres, en particulier quand ces derniers ont l'air seuls, perdus, ou dans leur bulle, dans ce quartier de Tôkyô où il vend des fruits avec sa mère. C'est ainsi qu'il va venir au secours de Hiroki, un môme obsédé par les nombres, qui va être enlevé, et puis de Kao, la fille d'une prostituée, Hiroko, menacée...

De ce polar qui verse plus dans le roman social et psychologique, aux personnages attachants, ont été tirés un manga et une série TV du même nom.


ISHIDA, Ira. - Ikebukuro west gate park II / trad. du japonais par Anne Bayard-Sakai. - Editions Philippe Picquier, 2009. - 247 p.. - ISBN 978-2-8097-0114-2 : 19 €.
Dimanche 21 juin 2009
- Publié dans : Actualité littéraire étrangère
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
"- La Révolution ne s'appliquerait donc pas aux femmes ? poursuivit-elle comme s'il était maintenant l'accusé.
- Mais... mais, bégaya-t-il, en cherchant sa réponse, nous le savons, chaque sexe aspire à une activité correspondant à sa nature et les femmes disposent d'autres moyens de servir la patrie.
- Alors quelles conclusions tirez-vous de cette famille républicaine que vous nous présentez ?
- Nous croyons qu'il n'est pas possible que les femmes exercent des droits politiques, lâcha-t-il froidement avec une assurance retrouvée.
- Si vous ne mettez pas en question le fait que les femmes constituent une partie de l'humanité, pouvez-vous les priver de ce droit commun à tous les êtres pensants ?
- La Convention le peut ! lança-t-il en s'adressant aux jurés
." (p. 53)

Au lendemain de la Révolution, Olympes de Gouges osa s'élever contre Robespierre et cette injustice faite aux femmes, ces mêmes femmes qui étaient allées réclamer leur pain à Versailles, ces femmes à qui les hommes s'obstinent pourtant à nier tout accès à la politique, ces femmes exclues de la Révolution, ces femmes qui ne peuvent toujours pas recevoir d'éducation, et dont la place demeure au foyer.

C'est le destin et le combat de cette femme intellectuelle et lettrée, qu'aima
Louis-Sébastien  Mercier, que nous livre ici Elsa Solal, un portrait fort d'une femme entière, résolue à combattre jusqu'au bout l'injustice faite aux femmes. S'ensuit un bref historique illustré rappelant la lente avancée des droits des femmes en Occident et présentant les nouvelles figures féministes qui émergent en Orient. Court mais efficace, un petit ouvrage qui mérite d'être lu non seulement pour mémoire, mais aussi pour mesurer le chemin qu'il reste encore à parcourir dans les mentalités pour qu'il y ait une égalité véritable entre les sexes, et ce dans de nombreux domaines.


SOLAL, Elsa. - Olympe de Gouges : "Non à la discrimination des femmes. - Arles : Actes sud junior, 2009. - ("Ceux qui ont dit non"). - 95 p.. - ISBN 978-2-7427-8368-7 : 7,80 €.
Vendredi 19 juin 2009
- Publié dans : Histoire, engagement politique
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Pour apprendre à dessiner un visage d'après un modèle vivant, il convient tout d'abord d'en connaître la structure, les proportions de base, les différents angles de vue. Bien sûr, après cette entrée en matière, il faut également évoquer les techniques de dessin (crayon graphite, lavis...), les tons et les valeurs, avant de s'attaquer plus précisément aux différentes parties du visage. C'est donc ce que propose cet ouvrage dans une démarche à la fois didactique et très visuelle avec ses 800 illustrations, dont plus de 100 poses d'après modèles vivants. Suit une leçon de portrait en atelier, d'après un modèle vivant. Sans oublier pour finir les sources d'inspiration possibles, en rappelant l'importance de l'autoportrait dans l'histoire de l'art, et notamment ceux de Van Gogh, et en commentant la diversification des portraits aujourd'hui grâce aux procédés numériques et typographiques. Glossaire et index.


JENNINGS, Simon. - Dessiner les visages : 800 illustrations pour s'entraîner et progresser en dessin. - Larousse, 2009. - 191 p. ; 19*19 cm. - ISBN 978-2-03-583827-8 : 14,90 €.
Mercredi 17 juin 2009
- Publié dans : Arts
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Ne dites pas : "J'ai douze godmichés dans mon tiroir."
Dites : "Je ne m'ennuie jamais toute seule."
Ne dites pas : "Les romans honnêtes m'emmerdent."
Dites : "Je voudrais quelque chose d'intéressant à lire".
(Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation (1926))

Eh bien, voilà une petite anthologie de la littérature érotique effectivement  intéressante à lire. Suivant le schéma rôdé d'une phrase introductive, d'un extrait choisi et d'une courte biographie et bibliographie, Gilles Guilleron nous livre ici un aperçu de ces échappées coquines et lutines des plus grands écrivains français (Ronsard, La Fontaine, Diderot, Baudelaire, Mallarmé, Duras,...), et de quelques-uns moins connus, de l'enlacement pudique de Chrétien de Troyes jusqu'au rêve de Zelda décrit par Gilles Leroy ou encore la mise en scène d'une exposition sexuelle d'huîtres humaines par Frédéric Ciriez. L'érotisme y est ainsi mis en mots d'une bien belle manière avec ces grandes plumes. Certes, peut-être n'aurais-je pas porté mon choix sur les mêmes extraits - certains sonnets de Louise Labé me paraissent par exemple beaucoup plus évocateurs - mais cette anthologie classique, encore trop sage à mon goût, a le mérite de dresser l'arborescence chronologique de textes littéraires au parfum de fruits défendus, dont il ne reste plus ensuite au lecteur novice qu'à cueillir ceux de son choix pour prolonger le plaisir du texte par une lecture intégrale, comme autant de pistes à explorer.     


GUILLERON, Gilles. - Petite anthologie de la littérature érotique. - Paris : First Editions, 2009. - 158 p. ; 12*9 cm. - ISBN 978-2-7540-1075-7 : 2,90 €.

 livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com
Lundi 15 juin 2009
- Publié dans : Classiques français
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Cela faisait un bon bout de temps que je n'avais pas vu passer un tag. Comme il est toujours amusant de se prêter au jeu, je me lance sans rechigner.

Voici les règles :
Écrire huit souhaits
Dire à quoi font penser les dix mots donnés
Dire un mot sur sa tagueuse
Taguer 8 personnes et les prévenir


1. Aller de découverte en découverte, toujours.
2. Tomber sur un roman qui me laisse une empreinte indélébile.
3. Recevoir des éditeurs en service de presse uniquement des chefs-d'oeuvre.
4. Pouvoir manger avec plaisir tout ce que j'aime, et surtout le chocolat, tout en voyant mon tour de taille diminuer.
5.
Pouvoir lire sans accroc l'anglais, l'espagnol et l'italien, et parler ces langues couramment pour continuer à voyager.
6.  Partir vivre dans une région ensoleillée, dans un lieu où il fait bon vivre.
7.  Vivre entourée toujours par des gens que j'aime, et qu'ils soient heureux.
8.
Me débarrasser prochainement de tous les obstacles qui ces neuf derniers mois m'ont trop pesé.

Message : amitié
Blog : mémoire
Prix : littéraire
Croix :  carrefour (signalisation)
Scrap : personnaliser
Création : art
Bonheur :  évanescent
Vie : bifurquer
Enfant : destin
Passion : découvrir

Ma taggueuse est une personne que j'ai connu physiquement avant de la connaître sur la blogosphère. Toujours souriante, dynamique, pétillante, elle est toujours partante pour des projets et de nouvelles lectures.

A présent, il me faut taguer huit autres personnes. Quel casse-tête pour trouver des blogueurs / blogueuses ne l'ayant pas encore fait et/ou voulant bien se soumettre à ce tag ! Eh bien je vais taguer Allie, Valérie, Gaëlle, Katell, Papillon, LouSylvie et Majanissa. Bon courage les filles !   
Mardi 9 juin 2009
- Publié dans : Blogosphère
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Pour une érotique solaire : relecture.


"De quelle façon aimer sans renoncer à sa liberté, son autonomie, son indépendance - et en tâchant de préserver les mêmes valeurs chez l'autre ?" (p. 34)

De nos jours encore, la norme établie par l'idéal ascétique judéo-chrétien et platonicien , liberticide et mysogine, est restée profondément ancrée dans nos coutumes, à tel point que notre destin semble tout tracé : trouver sa moitié, fusionner en un couple, faire des enfants. Il nous faut trouver notre moitié pour être complet, voilà la définition de "l'amour comme recherche de la complétude originaire", comme vide à combler, absence à conjurer. Le mariage conclu, le désir est nié, interdit, refoulé. On devient mari ou femme fidèle, puis père ou mère s'oubliant pour éduquer ses enfants. Or "il n'y a rien à trouver", s'exclame Michel Onfray : la moité perdue est mythique. On s'épuise peine perdue à sa recherche pour finalement  arrêter son choix et ses désirs sur une seule personne jusqu'à la mort. A cette vie sclérosante, niant le désir et les plaisirs, Michel Onfray oppose une érotique hédoniste, formulée par Lucrèce et Epicure, celle du libertinage ("cet art de rester soi dans la relation à autrui", p. 35), à laquelle s'initient les enfants et adolescents en découvrant leur corps et celui des autres, dans l'ignorance encore des codes sociaux qui les enfermeront ensuite dans une monogamie procréatrice. Car "le désir est naturellement polygame, insoucieux de la descendance, systématiquement infidèle et furieusement nomade. Accepter le modèle dominant suppose une violence infligée à sa nature et l'inauguration d'une incompatibilité d'humeur radicale avec autrui en matière de relation sexuée." (p. 26)


Aussi comment peut-on être épicurien aujourd'hui dans le domaine des relations sexuées ? Que nous propose Michel Onfray en s'inspirant de Diogène de Sinope, d'Aristippe de Cyrène, d'Epicure, de Lucrèce, d'Ovide et d'Horace, entre autres penseurs hédonistes cyrénaïques, cyniques, épicuriens ?

Sachant que "la somme des plaisirs doit toujours être supérieure à celle des déplaisirs" (p. 91), on choisira d'obéir à la libido, de consentir au désir sexuel et sensuel, de séduire, de plaire, de conquérir, de découvrir, de jouir, ou de refuser une volupté trop chèrement payée, une solitude appréhendée ou encore une séparation douloureuse si l'on s'attache à son/sa partenaire. On prendra soin de conserver sa liberté à tout moment et de réviser son jugement, si les déplaisirs commencent à peser plus lourds que les satisfactions.

Car on est toujours seul : "naître, vivre, jouir, souffrir, vieillir et mourir révèlent l'incapacité à endosser une autre histoire que la sienne propre et l'impossibilité viscérale, matérielle, physiologique, de ressentir directement l'émotion de l'autre." (p. 96)


"Carpe diem, quam minimum credula postero"
cueille le jour, sans te fier le moins du monde au lendemain.

Dimanche 7 juin 2009
- Publié dans : Philosophie
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus